Imaginez une entreprise qui vous permet, en quelque sorte, d'acheter... un chemin de fer vieux de 100 ans. Oui, Power REIT possède l’emprise d’une ligne ferroviaire centenaire, en plus de terrains loués à des projets solaires et, autrefois, quelques serres. Leur boulot? Encaisser des loyers pendant que les trains (et les kilowatts) font leur vie. C’est un peu comme jouer au Monopoly, mais sans que votre cousin retourne le plateau.
Voici ce que je vous propose comme investissement.
Power REIT est une microcap américaine. Elle possède surtout des terrains et baux à long terme (99ans) liés à des infrastructures, par exemple un chemin de fer vieux de 100 ans et des terrains loués à des projets solaires.Dans les dernières années, elle a aussi détenu des serres (culture en intérieur) qu'elle a commencé à vendre. Leur aventure dans les serres a été un désastre et ils sont passés proches de la faillite.
La these d’investissement : l’optimisation du capital passe par un rachat (tender offer) des actions privilégiées en circulation à un fort escompte, ce qui libérerait de la valeur pour les actions ordinaires et réduirait durablement les obligations préférentielles. Power REIT ($PW) traîne un héritage d’investissements CEA (greenhouses) qui ont très mal tourné. Les trois principales sources de revenus en 2024 provenaient surtout de la concession ferroviaire (Norfolk Southern), d’un solar lease et d’un locataire cannabis, illustrant une concentration et une base de cash-flows fragilisée par la transition stratégique.
Pourquoi maintenant ?
- En 2025-Q2, ils ont conclu un accord pour effacer leur dette sur leurs serres en échange de plusieurs serres. Ceci a rendu la balance sheet clean avec seulement 2 prêts long terme sur le chemin de fer et les terrains des projets solaires.
- La société a commencé à monétiser des actifs (Greenhouse) et peut redéployer une partie des produits dans une opération à fort ROI financier : racheter 1 $ de Preferred A à 0.25–0.50$ crée immédiatement 0.75-0.50$ de valeur pour les actions ordinaires en réduisant la dette économique quasi-perpétuelle du capital.
- Le poids des dividendes impayés et cumulés empêche pour l’instant le prix des actions ordinaires de remonter.
- La remise à plat de la structure de capital améliorerait la lisibilité de la société et la base des actions ordinaires.
Risques clés.
- Participation insuffisante des porteurs si la décote proposée est jugée trop faible.
- Capacité de financement : les produits de cessions peuvent fluctuer et certaines ventes s’accompagnent de vendor notes (flux étalés).
Voici un snapshot pour estimer la valeur des serres à vendre que j'estime à 10$ mais que le management estime être capable de les vendre environ à 15$ (valeur sur la BS présentement).
Voici le cash flow avant et après le rachat de toutes les actions privilégiées à un coût estimé de 7$. Cela donnerait un P/FCF yield de 10 % qui serait historiquement très bon marché.
Voici l'historique du dividende passé pour les actions ordinaires :
Le management en place a seulement des actions ordinaires, alors s'ils veulent un jour recevoir un dividende à nouveau, ils n'auront pas le choix de racheter les "preferred shares A." parce qu'ils sont en retard de plus de 5.76$ (dividend cumulatif). Alors, un "tender offer" entre 7-9 $ après la vente des serres serait réaliste.
Avertissement, je suis actionnaire.