European Innovation Solutions (ATH:EIS)

Discussion autour de la thèse d'investissement d'European Innovation Solutions (ATH:EIS)

Intro




European Innovation Solutions (ATH:EIS) est une société grecque de solutions technologiques, anciennement connue sous le nom d'Euroconsultants S.A. Le changement de nom, effectif en juin 2025, n'est pas anecdotique ; il signale un pivot stratégique fondamental. L'entreprise, qui a bâti son expertise sur le conseil en développement, se transforme en un fournisseur de solutions technologiques à haute valeur ajoutée. Cependant, le marché la valorise encore comme une simple société de conseil traditionnelle, créant une déconnexion majeure entre sa performance financière réelle et la perception des investisseurs.   










Histoire




Fondée par deux ingénieurs chimistes, Paris Kokorotsikos et Eustathios Tauridis, l'entreprise a débuté comme un cabinet de conseil axé sur les institutions publiques. Après son introduction en bourse, elle a mené une expansion agressive en acquérant plusieurs sociétés de conseil non corrélées, une stratégie malheureusement synchronisée avec le début de la crise économique grecque. Après une décennie de difficultés et plusieurs augmentations de capital, la société a réussi son redressement et est aujourd'hui entièrement désendettée, une preuve de la résilience et de l'engagement de ses fondateurs. 







Aujourd'hui, EIS est un partenaire clé du secteur public (80 % des revenus) et du secteur privé (20 %). Elle compte parmi ses clients des organisations internationales de premier plan comme la Commission Européenne, la Banque Mondiale et les Nations Unies. Son expertise de plus de 35 ans dans les processus de financement de l'UE, validée par plus de 5 000 projets réussis, constitue son principal avantage concurrentiel et la positionne idéalement pour capitaliser sur les initiatives européennes massives dans la transformation numérique, la transition énergétique et la défense.   










Stratégie




La stratégie d'EIS consiste à passer d'un modèle de conseil basé sur les heures facturables à un modèle de solutions technologiques scalables et à haute marge. Ce pivot est au cœur de sa rentabilité exceptionnelle. Son modus operandi est de cibler des projets complexes et de grande envergure, financés par des programmes européens comme le Fonds pour la Reprise et la Résilience ("Grèce 2.0"), où son expertise des procédures de financement de l'UE et sa capacité technique lui confèrent un avantage concurrentiel majeur. En développant des plateformes et des algorithmes, EIS crée de la propriété intellectuelle réutilisable, ce qui lui permet de maintenir des marges EBITDA de plus de 35 %, un niveau quasi-similaire à celui d'une entreprise de logiciels (SaaS) et bien supérieur à celui de ses pairs du conseil.   










Catalyseurs




Actuellement, deux catalyseurs principaux, validés par le récent rapport semestriel, se distinguent :




  1. Résultats et Croissance Validés : Le rapport du premier semestre 2025 a confirmé l'accélération de la stratégie. Le chiffre d'affaires a bondi de +34 % par rapport à la même période en 2024, atteignant 3,13 millions d'euros. Plus important encore, l'entreprise a maintenu une marge EBITDA exceptionnellement élevée de 35,2 %, prouvant la rentabilité et la supériorité de son nouveau modèle économique.   
  2. Vente d'Actif et "Trésor de Guerre" : C'est le catalyseur le plus puissant et le plus imminent. EIS a confirmé avoir reçu une offre ferme pour son actif immobilier et que la vente, pour un montant supérieur à sa valeur comptable de 5,5 millions d'euros, sera finalisée d'ici la fin de l'année 2025. Pour une société capitalisant environ 21,7 M€, cette injection de liquidités est transformatrice. Elle financera la capacité à soumissionner sur des projets plus importants, des acquisitions stratégiques potentielles, et des retours aux actionnaires (un dividende et un programme de rachat d'actions ont déjà été approuvés).




Pourquoi cette opportunité existe :




Outre sa cotation sur un marché de petite taille, l'opportunité réside dans le retard du marché à intégrer la transformation fondamentale d'EIS. La perception reste celle d'une ancienne société de conseil, alors que les chiffres racontent une histoire de croissance technologique.

Le marché n'a pas encore intégré la nouvelle réalité financière d'EIS, qui est pourtant évidente dans les métriques de valorisation actualisées :




  1. Le PER TTM (glissant sur 12 mois) s'élève à 10,57x, un niveau déjà attractif pour une entreprise affichant une croissance de plus de 30 %.
  2. Le ratio EV/EBIT TTM (Valeur d'Entreprise / EBIT glissant) est de 7,13x, ce qui est faible pour le secteur.
  3. Plus révélateur encore, la valorisation pro-forma après la vente de l'immeuble (en ajoutant la trésorerie nette à la Valeur d'Entreprise) est spectaculaire : le ratio EV/EBIT TTM chute à un niveau extrêmement bas de 5,09x.




En substance, le marché attribue une valorisation de société sans croissance à une entreprise rentable, en pleine accélération, et qui sera bientôt assise sur une trésorerie représentant près de 35 % de sa capitalisation boursière. Cette anomalie offre un potentiel de rerating significatif à mesure que le marché prendra conscience de la nouvelle dimension d'EIS.




Discussion (11)

InvestisseurMystere

Très intéressant, ça donne envie d'en apprendre davantage.

Boris

Très prometteur. Merci beaucoup Paulo.

PauloAuteur

Mise à jour :


E.In.S. S.A. (ex-Euroconsultants) a encaissé 5,9 M€ de la vente de son immeuble de bureaux et consolide sa trésorerie pour sa stratégie d'expansion.

L'entreprise a finalisé la vente de l'intégralité de son bâtiment pour 5,9 millions d'euros. Elle continuera d'y opérer grâce à un bail à long terme.

Avec cette vente, les réserves de trésorerie totales s'élèvent à environ 7 millions d'euros, sans aucune dette.

Le management utilise cette forte liquidité, combinée à la rentabilité opérationnelle, pour explorer activement des acquisitions et partenariats stratégiques afin d'augmenter et de diversifier le chiffre d'affaires et l'EBITDA.


Dans la foulée, E.In.S. propose la restitution de capital aux actionnaires via une réduction de la valeur nominale des actions (je ne savais pas que ça se faisait). Une Assemblée Générale Extraordinaire est convoquée le 20 novembre 2025 pour approuver cette restitution de capital, ainsi que l'élection d'un nouveau Conseil d'Administration.


La valorisation que je calcule ce jour, prend en compte une croissance de 20% de la top-line et bottom-line pour le S2 2025 et de 15% pour 2026 (de même pour la génération free-cashflow). J'enlève à la fin de cette année les 5,9M€, qui je suppose, vont servir à la réduction de la valeur nominale des actions (soit un rendement au cours actuel de 22,8%)


Selon la direction, le carnet de commandes s'élèverait à fin 2025 à 15M€ (peut encore augmenter avec les fonds de relance Européens attribués à la Grèce) . On a au final une redistribution exceptionnelle, une faible valorisation et une croissance décente, qui peuvent permettre si tout se déroule bien, à une augmentation des multiples de valorisation qui est au final l'objectif même de la stratégie de l'entreprise (changement de nom + pivot Tech/Défense, M&A), qui vise à être valorisée comme une société de technologie à forte croissance plutôt que comme une société de conseil traditionnelle grecque.



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InvestisseurMystere · modifié

Salut Paul,

tu as vu ça où ? Je ne trouve l'info nulle part.


edit: OK, trouvé sur marketscreener.
stockpick_fr

Bonjour,

merci pour la présentation .. mais les multiples ne me semblent pas si exceptionnels quand on remets les choses dans leur contexte

  1. nano cap
  2. marché périphérique (grece .. ie T3 en Europe) .. avec des multiples bien moindre que US ou France / Allemagne
  3. grosse exposition au secteur public (80%) .. alors tous les risques qui vont avec (sans aller jusqu'à la corruption .. mais a garder en tête dans un scenario noir)
  4. j'ai du mal a croire aux belles histoires remontée de marge.. le métier du conseil est concurrentiel et je ne comprend pas comment une obscure nano cap grecque ait trouvé une formule magique que les autres gros cabinets n'ai pas compris.. Leur supposée base de donnée doit etre en rapport avec leur taille .. ie bien moindre que les gros cabinets..
  5. je suis allé sur leur site investisseurs Investors | E.In.S. S.A. .. et ya meme pas les rapport ou CP financiers


What could go wrong ?

Je conseille une étude beaucoup plus approfondie avant d'investir sur ce profil de société à haut risque ...

PauloAuteur · modifié
Bonsoir,

Votre scepticisme est non seulement légitime mais constitue la base correcte pour analyser ce type de dossier.

1. Sur la Valorisation ("Multiples non exceptionnels" et "Marché périphérique")

La Valorisation Actuelle : Les multiples sont jugés extrêmement bas pour le profil de l'entreprise. Le PER (Cours/Bénéfices) prévisionnel 2025 est de 10,3x mais l'EV/EBITDA est de 5,88x (je rappelle que depuis que j'ai parlé de l'entreprise la hausse a été de 20% ce qui rend les multiples moins attractifs).

Comparaison : E.In.S. se négocie avec une décote de 33% par rapport à des leaders européens comme Capgemini (PER 14,3x) ou Wavestone (PER 15,4x), tout en affichant des marges EBITDA (plus de 35%) qui sont plus le double des leurs (14,6% et 14,1% respectivement).

Le "Marché Périphérique" : L'argument selon lequel la Grèce justifie cette décote est contredit par les faits. D'autres sociétés technologiques grecques cotées à Athènes, comme PROFILE SYSTEMS (PER 20x) se négocient à des multiples bien plus élevés. Même si ce n'est pas tout à fait dans le même secteur Epsilon et Entersoft ont été racheté à 20x EBITDA. La décote est donc spécifiques à E.In.S., et non systémique au marché grec.

Valorisation Pro-Forma : En ajustant la capitalisation boursière (25,85 M€) de la trésorerie nette pro-forma (8,2 M€, incluant la vente immobilière à venir), la Valeur d'Entreprise (EV) tombe à 17,65 M€. Appliqué à un EBITDA conservateur de 3 M€, le multiple EV/EBITDA pro-forma tombe à environ 5,88x, un niveau de détresse qui contredit la croissance de +30%.

2. Sur les Marges et la "Formule Magique" (L'Avantage Concurrentiel)

Votre scepticisme sur les marges élevées est central. L'analyse révèle qu'E.In.S. n'est pas un simple cabinet de conseil ("body shopping").

Actifs Logiciels (PI Réutilisable) : L'avantage concurrentiel ne vient pas d'une base de données, mais du développement de solutions logicielles propriétaires. Par exemple, ils ont développé un "algorithme informatique" critique pour le système de retraite grec (EFKA) et la "plateforme centrale de système d'information" pour un programme national d'efficacité énergétique de 2 milliards €.

Le Modèle Économique : Contrairement au conseil (où plus d'heures = plus de revenus), cette PI logicielle est réutilisable. Une plateforme développée peut être adaptée pour un autre projet à un "coût marginal plus faible", ce qui justifie des marges structurellement élevées, plus proches d'une entreprise SaaS que du conseil traditionnel.

L'Actif Humain : L'entreprise déploie des "experts ayant 10 ans d'expérience de plus" que les "consultants juniors" des "Big Four" sur des projets publics complexes. Dans ce contexte, l'expertise des rouages administratifs est un avantage concurrentiel que l'échelle ne compense pas.

Concernant la baisse de marge au S1 2025 :

L'analyse confirme la baisse de marge EBITDA de 46,3% (S1 2024) à 35,2% (S1 2025). Cependant, ceci n'est pas une érosion de la rentabilité :

Elle est due à une charge non récurrente (non monétaire) de 205 000 € pour des stock-options.

Elle est due à des investissements de croissance (salaires et tiers) pour exécuter le carnet de commandes, avec des effectifs passés de 40 à 71 personnes (+73%).

En ajustant uniquement la charge non récurrente, la marge EBITDA sous-jacente du S1 2025 reste à 41,8%.

3. Sur la Transparence

Tout est sur le site (rapports, communiqués...) essentiellement en grec donc il faut juste traduire.

4. Sur les Risques ("What Could Go Wrong?")

Risque 1 : Exposition au Secteur Public (80%)

C'est un fait. Cependant, le risque de "scénario noir" (corruption ou défaut de paiement) est jugé faible.

Qualité du Risque : Le risque de crédit est quasi nul. Pourquoi ? Parce que les clients sont des entités de premier ordre (Commission Européenne, Banque Mondiale, BERD) et que les projets grecs sont financés par l'Union Européenne (Fonds de Reprise et de Résilience - RRF).

Le Vrai Risque : Le risque n'est pas le crédit (défaut), mais la synchronisation (retards de paiement dus à la bureaucratie grecque).

Risque 2 : Risque d'Exécution (Le "Trou d'air" du RRF)

C'est le risque numéro un à court terme. L'analyse confirme que la Grèce connaît des "retards inquiétants" dans l'absorption des fonds RRF.

La direction a confirmé n'avoir signé "aucune nouvelle commande depuis 12 mois" à cause de ces retards et a "gelé les embauches". C'est la cause principale de la valorisation actuelle.

Atténuation : Ce "trou d'air" est jugé gérable grâce à un carnet de commandes (backlog) déjà sécurisé de 16 millions € (6 M€ pour 2025, 8 M€ pour 2026), assurant la visibilité des revenus.

Risque 3 : Risques de Gouvernance (Validés)

Outre le manque d'accessibilité des informations en anglais, je retrouve :

Risque de Succession : Les fondateurs sont âgés (65-70+) et il n'y a aucun plan de succession formel.

Allocation de Capital : La direction admet des erreurs passées. Le risque est qu'ils réitèrent cette erreur avec les liquidités à venir.

Risque 4 : Litiges Cachés

Une revue des notes des rapports financiers identifie des litiges (180 k€, 105 k€, 525 k€).

Cependant, ces risques semblent quantifiés et provisionnés pour la plupart. Ils ne constituent pas un risque caché majeur.

Conclusion : La Marge de Sécurité

Les risques (gouvernance, retards RRF) sont réels et justifient une décote.

Cependant, le marché semble ignorer la marge de sécurité massive offerte par le bilan :

Le Catalyseur : La vente d'un actif immobilier pour 5,9 millions €. Cette transaction est classée comme "Actifs destinés à la vente" au 30 juin 2025, en attente de finalisation avant la fin de l'année.

La Transformation : L'entreprise deviendra une "cash-box". Elle aura zéro dette bancaire et une trésorerie nette pro-forma de 8,2 millions € (2,3 M€ au S1 + 5,9 M€ de la vente).

Le "Plancher" : Cette trésorerie (représentant ~32% de la capitalisation boursière actuelle) fournit un plancher de valorisation tangible et atténue le risque des retards de paiement.

Discipline : Face au risque d'une mauvaise allocation de ce "trésor de guerre", la direction a déjà annoncé un programme de rachat d'actions (10%) et le versement de dividendes (entre 750k€ et 1M€ en dividendes exceptionnels), des signaux jugés disciplinés.

En résumé, la valorisation actuelle intègre un scénario catastrophe (effondrement des marges, risque de crédit grec) qui est contredit par les faits (marges sous-jacentes à +40%, financement UE, backlog sécurisé). Les risques réels semblent sur-pondérés par le marché, qui ignore la rentabilité structurelle et la marge de sécurité financière.

Analyse intéressante en supplément : https://substack.com/home/post/p-165464554
PauloAuteur

Mise à jour post AG exceptionnelle :


1. Momentum Boursier & Contexte Le titre E.In.S. évolue sur ses plus hauts historiques (ATH) à 1,778 €, affichant une performance de +52,73% depuis le début de l'année (YTD). Cette surperformance valide la réussite du redressement opérationnel et la cristallisation de la valeur de l'actif immobilier.


2. La Transformation : Ambition vs Perception

L'entreprise mute d'un cabinet de conseil vers un intégrateur technologique via son plan "3+3" (3 partenariats signés, 3 acquisitions en cours) pour un coût dérisoire (< 1 M€) financé par sa trésorerie nette pro-forma de ~7,4 M€.


  1. Note sur le Management : Si l'exécution stratégique est jugée bonne, le ton de la communication apparaît résolument vendeur (ce que je n’apprécie pas particulièrement) , trahissant une frustration face à la valorisation actuelle. Comme l'a déclaré Paris Kokorotsikos : « Nous proposons des solutions technologiques depuis de nombreuses années, tout en étant fortement présents dans le secteur de la défense. Pourtant, le marché boursier n'en a pas encore pris conscience ».


3. Visibilité Financière & Catalyseurs

La trajectoire est claire et sécurisée :

  1. Guidance : +15% de croissance attendue en 2025 avec un CA cible proche de 7 M€ en 2026.
  2. Sécurité : Un carnet de commandes (backlog) de 10 M€ couvre déjà l'activité 2026-2027.
  3. Moteurs : Au-delà du RRF, l'activation des fonds structurels (NSRF) et l'intégration aux chaînes logistiques de la Défense européenne offrent un levier puissant.


4. Valorisation & Rendement

Malgré l'ATH, la valorisation reste raisonnable :

  1. Capitalisation : ~27,3 M€.
  2. Valeur d'Entreprise (EV) : En retraitant le cash, le marché valorise l'activité opérationnelle sous les 20 M€.
  3. Multiples : Le titre se traite à un PER 2026 estimé de 10x, et à un PER hors-cash (ex-cash P/E) de seulement 7,4x.
  4. Rendement : Un remboursement de capital immédiat de 0,05 €/action offre un rendement d'attente de 2,81%, signalant une gestion disciplinée du cash.


Conclusion : Le marché paie une société de conseil, mais obtient une option gratuite sur la Tech et la Défense. Le bilan chargé en cash protège de la baisse, tandis que le "rebranding" agressif du management, bien que promotionnel, s'appuie sur des flux de trésorerie réels.


PauloAuteur

Thèse d'Investissement (Actualisée) :


Malgré une performance boursière de +52 % depuis mon entrée, le potentiel de revalorisation reste intact car le marché continue de traiter E.In.S. comme une société de consulting classique (~8,5x EV/EBITDA 2026) alors qu'elle opère sa mutation en intégrateur technologique à forte marge (EBITDA > 35 %), désormais doté d'un bilan « forteresse » grâce à la vente de l'immobilier.

La création de valeur future repose sur une allocation de capital agressive mais non dilutive : la trésorerie nette excédentaire finance simultanément un retour aux actionnaires (remboursement de capital en janvier 2026) et une série d'acquisitions ciblées (Blockchain, IA). Le management s’attend à une croissance de 15% en 2026 (couverte par un carnet de commandes >10,5M €) .


Enfin, l'entrée concrète sur le marché de la défense (visant 10 % du CA en 2026) et les contrats avec la Banque Mondiale offrent des relais de croissance décorrélés des fonds européens, justifiant une expansion des multiples vers les standards des sociétés technologiques (15-20x les bénéfices).


Les Catalyseurs Clés (6-12 mois)

1. Retour de Capital Imminent : Paiement confirmé d'un remboursement de capital de 0,05 € par action, prévu pour la seconde quinzaine de janvier 2026.

2. Exécution de la Stratégie M&A « 3+3 » : Finalisation des prises de participation majoritaires (51%) ou stratégiques dans Xenios (Blockchain Défense/Immobilier), QMCERT (Automatisation) et Superbo (IA), financées par la trésorerie existante sans dette bancaire majeure.

3. Expansion Défense & International : Concrétisation du pipeline de 3 M€ dans la défense pour atteindre 5-10 % du CA, et nouveaux appels d'offres avec la Banque Mondiale (Asie centrale).

4. Par ailleurs, le CEO a souligné qu'après les fonds du Fonds de relance, des montants importants continueront d'affluer de l'Union européenne (le cours de l'EINS est affecté par ce facteur), à savoir :


a) Il existe un important NSRF (programme de compétitivité) qui n'a pas encore démarré.


b) Trois programmes totalisant huit milliards d’euros ont déjà été approuvés (économies d’énergie, décarbonation, etc.).

InvestisseurMystere

Elle prend un peu cher en ce moment, probablement comme tout le secteur. Mais 0.41% de rachat d'actions depuis le début de l'année.

Encore 6 semaines avant la publication des résultats (probablement).

PauloAuteur · modifié

Ma position a été soldée le 13 février, affichant un TRI de 51,44 % sur 227 jours. Cette sortie, réalisée après la distribution d’un dividende de 0,05 €/action, marque la fin de la thèse d'investissement, les catalyseurs (vente d'actifs et redistribution exceptionnelle) s'étant pleinement réalisés.

Le titre subit un drawdown de -29,5 % par rapport à ses sommets. Ce repli s'inscrit dans un contexte de panique boursière liée au conflit en Iran : en ce début de semaine, l'indice bancaire grec, principal moteur de la place d'Athènes a chuté de 21,7 %. Cette correction a été exacerbée sur le segment des petites et micro-capitalisations, particulièrement après l'attaque de Chypre, premier État membre de l'UE visé et proche allié de la Grèce.

Je continue cependant de suivre de près cette société peu valorisée avec des marges exceptionnelles.



InvestisseurMystere

Bien joué !